lundi 22 mai 2017

Derrière la Dune



La Mort
Est le contraire
Du temps
      D’après le Tao

Dès qu’on parle de Mort, on imagine un cadavre. On voit une personne ou un animal en état d’immobilité. Alors, la tristesse vient en nous car on sait que cet être, capable de se déplacer d’un point à un autre d’une façon autonome, ne bougera plus. 

Alors, on essaye de s’imaginer « l’après ». On espère une continuation du temps, sinon pour le corps physique, du moins pour « l’âme ». On aimerait que le temps ne s’arrête pas ! On essaie de se convaincre que quelque chose en lui continue d’égrainer le temps mais, voilà, on ne sait pas, on voudrait bien, on espère… 

Et si nous étions un chêne, qu’en serait-il de nous, une fois le temps figé ? 
Nous continuerions de vivre sous forme de chaise, de table ou de lit. Selon l’arbre, nous serions le toit d’une maison, l’étagère d’une bibliothèque, le banc ou la table du jardin ou, même, un papier. Mais, nous serions encore… nous serions encore utiles, comme les fruits ou les salades ! 

Or, nous sommes des homo-sapiens-sapiens et sommes incapables de voir notre utilité « après », quand le temps n’a plus de sens. 
Nous sommes frustrés de savoir que seuls les « Grands Hommes » serviront encore à nous conseiller la vie. Les autres n’ont le droit qu’à une courte apparition dans le film de la « Comédie Humaine » ; courte, furtive et anonyme.
Mais, comme l’a dit Georges Bernanos (1888/1948) dans sa « Lettre de Palma » de janvier 1945 : « Les autres, hélas, c’est nous ! »  

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